Le réveil a sonné très tôt ce matin, à 6h30 ! Nous partions pour le parc national olympique. Un petit-déjeuner rapide et nous voilà partis vers l'ouest. Peu après Tacoma, mon téléphone s'est mis à vibrer et à émettre des bruits étranges. Au début, nous n'avions aucune idée d'où cela venait, jusqu'à ce que nous remarquions un message concernant un enlèvement d'enfant apparu sur l'écran d'accueil, nous avertissant de faire attention à une voiture immatriculée telle ou telle fois. C'est vraiment choquant la façon dont ils utilisent les informations publiques. D'un côté, c'est bien car le coupable peut être appréhendé plus rapidement, mais de l'autre, cela ouvre la porte à la désinformation et à des actes de justice privée inappropriés. Tout est une question de point de vue, mais cette fonctionnalité géniale n'est disponible que sur Android ; l'iPhone n'a pas sonné.



Parc national olympique de Hurricane Ridge
Après environ deux heures et demie de route, nous sommes arrivés à Port Angeles, point de départ du parc national. Notre première destination était Hurricane Ridge. Après un rapide passage au centre d'accueil, nous avons parcouru les 27 kilomètres qui nous séparaient de l'altitude de 1 598 mètres. En chemin, nous nous sommes arrêtés à des points de vue et avons trouvé quelques géocaches. Arrivés au sommet, nous avons fait une courte randonnée jusqu'à Sunrise Point. De là, la vue sur la côte est fantastique et, au loin, on pouvait même apercevoir le mont Rainier. Il semble qu'il y ait des pistes de ski et de snowboard en hiver ; en tout cas, nous avons trouvé un petit téléski. Nous doutons fort qu'il soit encore en service. Sur le chemin du retour, nous avons croisé un groupe de cerfs. Ils étaient si apprivoisés qu'ils broutaient tranquillement. Nous avons donc pris autant de photos que possible, puis ils ont traversé la crête suivante et ont disparu.











Parc national olympique de Crescent Lake
Ensuite, nous avons pris la route pour la forêt pluviale de Hoh. Il nous restait encore trois heures de route. Nous avons longé le lac Crescent, profond de 200 mètres et aux eaux cristallines, formé par un ancien glacier. En somme, il ressemble beaucoup aux lacs de montagne des Alpes.
Forêt pluviale de Hoh – Parc national olympique
Arrivés à la forêt pluviale de Hoh, faute de temps, nous avons opté pour un sentier plus court : le sentier du Hall des Mousses, long d'environ un kilomètre. Cette boucle serpente à travers la forêt dense, longeant des ruisseaux limpides et d'immenses arbres recouverts de mousse. L'atmosphère est assez mystérieuse, avec la mousse qui pend des arbres et des buissons comme des toiles d'araignée. Pourtant, c'est incroyablement doux et confortable !








À notre arrivée au Hall des Mousses, un couple accourait déjà vers nous, tout excité, nous demandant de faire silence car un énorme orignal se trouvait là-bas. Appareil photo en main, nous nous sommes donc dirigés vers l'animal ; nous pourrions toujours visiter le Hall plus tard. L'orignal avait trouvé un endroit pour brouter et se reposer, parfaitement camouflé dans les buissons. S'ils ne nous l'avaient pas signalé, nous serions probablement passés à côté sans le voir. Mais c'est aussi ce qu'il souhaitait : rester invisible. Il était incroyablement calme. Finalement, il s'est couché et nous ne pouvions presque plus le distinguer.
Nous avons enfin visité la Salle des Mousses, la véritable raison de notre venue. Ce lieu magnifique, avec ses chênes centenaires et immenses couverts de mousse, semblait tout droit sorti d'un rêve. Le soleil filtrait à travers le feuillage et la lumière scintillait comme si nous avions pénétré dans un monde féerique. Je n'aurais pas été surprise d'y voir apparaître des elfes. ;)
Ce petit sentier vaut vraiment le détour et n'est pas trop long pour les enfants ! Comme il formait une boucle, nous avons continué sans avoir à revenir sur nos pas. La nuit tombait et d'immenses fougères bordaient le chemin. Certains arbres ressemblaient à des mangroves, tant leurs racines s'étendaient loin hors du sol. Ce qui nous a vraiment séduits, c'est que la forêt est laissée à l'abandon ; si un arbre tombe, il reste où il est. En dehors de ce petit sentier de randonnée, la nature est encore préservée.


Ruby Beach – Parc national olympique
Nous avons ensuite continué notre route vers la côte : Ruby Beach était notre destination. Le littoral du parc national olympique est absolument magnifique. Ici, sur la plage, une petite rivière se jette dans l’océan Pacifique. Un véritable paradis. Surtout au coucher du soleil. Des milliers de photos à prendre et une ambiance romantique à souhait ! Je trouve toujours fascinant tout ce bois flotté qui jonche le sol. Dommage qu’il y en ait autant, sinon j’en aurais bien ramené un peu.






Sur le chemin du retour vers l'hôtel, nous avons aperçu le coucher de soleil à travers les arbres sur la plage. Nous nous sommes donc arrêtés un instant et avons marché vers la côte. Et là, c'était le coucher de soleil le plus romantique que j'aie jamais vu. Waouh… magnifique !
Bon, retour à l'hôtel. Encore trois heures de route dans la nuit. Notre GPS nous a fait emprunter des itinéraires vraiment cocasses, sur des routes enveloppées de brouillard, au milieu de nulle part. Presque aucune maison et encore moins de circulation. On se serait cru dans un film d'horreur. Après un arrêt rapide à Olympia, chez McDonald's faute de temps, nous avons mangé un repas absolument immangeable. La qualité est incomparable avec celle de l'Allemagne. Chez nous, c'est comme manger au restaurant. Une fois arrivés à l'hôtel, nous nous sommes effondrés de fatigue sur nos lits.
En conclusion, pour être honnête, le parc national olympique se visite idéalement en trois étapes sur trois jours. Nous avons voulu tout faire en un minimum de temps et n'en avons vu qu'une petite partie.






